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Rio + 20, ça commence aujourd'hui !

20 Juin 2012, 15:17pm

Publié par claire salles

 

Vingt ans après le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, le Rio + 20 réunit en ce moment 130 chefs d’Etat pour essayer de finaliser un accord sur la protection de notre planète, dont l’état continue de se dégrader.

 

Si le concept d’économie verte est censé prendre le relais de celui de ‘développement durable ‘ lancé au sommet de Rio en 1992, le fond ne change pas : il s’agit de trouver les moyens de poursuivre la croissance mondiale en limitant les dégâts faits à l’environnement. Les Etats participants sont à la recherche de recettes pour à la fois développer l’économie, réduire la pauvreté dans le monde et protéger l’environnement.

Le Sommet de la terre de 1992 avait établi le principe des « responsabilités communes mais différenciées », qui fait  peser plus d’obligations sur les pays riches, considérés comme historiquement responsables de la dégradation actuelle de l’environnement. Ce principe est remis en cause face à la croissance économique fulgurante des grands pays émergents - la Chine est ainsi devenue le premier émetteur de Co2 de la planète – et fait l’objet d’âpres discussions.

Demeure aussi la question du cadre institutionnel dans lequel devraient se mener ces actions : le seul point de consensus actuel porte sur l’inefficacité du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), faute de pouvoirs et de moyens. L’Union Européenne - et la France en particulier - plaide pour la création d’une organisation ou agence mondiale de l’environnement dotée de réels moyens d’action. Mais les pays en développement craignent que des règles environnementales strictes n’entravent leurs exportations.

Vingt ans après le premier sommet de la Terre, le bilan écologique s’est aggravé, même si la société civile s’est mobilisée et que beaucoup initiatives ont été prises. Mais les dégradations vont plus vite que les améliorations, et il apparait urgent de mettre en place des objectifs chiffrés, un calendrier et des moyens pour les mettre en œuvre.

Présenté à l’occasion de Rio+20 par le PNUE, le PIB vert intitulé « Inclusive wealth index » (IWI - indice de richesse globale) propose de mesurer sur le long terme des indicateurs sociaux et sociétaux (capital humain, santé, bien-être, etc) et environnementaux pour tenir compte de « toutes les composantes de la richesse dans un pays » et de leur évolution dans le temps. L’indice doit permettre de « mesurer la durabilité de la croissance des Etats ». Mais cette notion pourra t-elle faire l’objet d’un accord dans un délai aussi court (3 jours de conférence à Rio) ?

Les discussions, sur fond de crise économique mondiale, seront sans doute ardues. Reste à souhaiter que la déclaration politique qui en découlera sera à la hauteur de l’urgence de la situation…

Les autorités brésiliennes attendent environ  50000 participants (représentants des collectivités locales, syndicats, entreprises ou associations)  pour ce sommet anniversaire sur l’économie verte dans le monde.

 

 

 

 

Rio + 20

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